5 raisons qui nous font dire que le magasin physique n’est pas mort

16 janvier 2017

Si les statistiques ont annoncé 17% de croissance pour le e-commerce en 2016 contre seulement 2,8% pour le point de vente physique, on est pourtant loin de la disparition inévitable des magasins que certains tendent à prédire. 5 raisons prouvent que cette chronique d’une mort annoncée est loin d’être écrite :

1)  Un nouveau théâtre

Mise en scène et théâtralisation de l’espace de vente, tout comme la création d’un univers particulier sont autant de procédés difficiles à mettre en place sur un site internet. Pourtant, ces techniques sont aujourd’hui devenues essentielles pour toutes les grandes marques de retail.

Véritable vitrine de la marque, le point de vente physique se doit d’établir un vrai lien avec le consommateur. L’essor du «marketing sensoriel» le prouve. Cette technique vise à créer une expérience singulière au sein de l’espace de vente afin de susciter l’engagement et l’attachement du client à la marque. En stimulant un ou plusieurs des cinq sens du consommateur lors de son passage en magasin, la marque parvient à créer une expérience mémorable et ainsi s’ancrer dans son esprit.

Dans l’industrie du prêt-à-porter, Abercrombie & Fitch est un symbole bien connu de cette pratique. La marque suscite effectivement quatre sens : la vue, avec un jeu de lumière qui met en valeur les produits et plonge le reste de la boutique dans l’obscurité ; l’odorat par la diffusion de leur parfum «Fierce n°8» ; l’ouïe grâce à une musique électro diffusée en continue ; et enfin le toucher avec l’utilisation de textiles «soft touch».

2) Une expérience relationnelle

Si de nombreux consommateurs sont devenus adepte du shopping online, d’autres sont encore très attachés au shopping en magasin, de par ses valeurs d’authenticité, humaines et émotionnelles. Recommandations en temps réel, disponibilité totale, convivialité sont autant d’atouts et d’engagements que les responsables de ventes s’engagent à tenir afin d’accompagner et satisfaire chaque client.

Pour mettre en avant l’expertise des collaborateurs et renforcer l’attachement du consommateur à la marque, les enseignes tendent à développer des activités complémentaires, directement en magasins. C’est le cas de Lululemon Athletica, fabricant de vêtements de yoga. La marque ne compte parmi ses vendeurs que des praticiens de haut niveau et propose dans le même temps, des cours de yoga en boutique enfin de renforcer le relationnel avec le consommateur.

         

3) Un sens du service

Bien que possédant de nombreux avantages, le e-commerce reste cependant victime de son manque de service client.  Il reste néanmoins un concept clé pour le consommateur, qui s’attend à une qualité de service et un service après-vente efficace. Ces deux éléments demeurent plus performants au sein des magasins traditionnels et on comprend alors, pourquoi Amazon a récemment décidé d’ouvrir plusieurs points de vente physique.

4) Un produit à portée de main

L’une des différences majeures du point de vente physique par rapport au site au site web est également son point fort : la possibilité pour le client de voir et toucher le produit avant l’achat, ou encore d’en disposer directement sans frais supplémentaires de livraison. L’avantage indispensable du point de vente physique réside en effet dans la possibilité d’essayer et de manipuler le produit avant de l’acheter.

De plus, et à la différence du site internet, le magasin physique permet encore aujourd’hui d’assouvir une envie soudaine. La consommation impulsive et irréfléchie représente encore effectivement, une part importante des actes d’achat des consommateurs.

5) Une stratégie omnicanal

Le point de vente physique demeure plus que jamais le lieu de rencontre entre la marque et ses consommateurs. Les magasins semblent en effet aujourd’hui connaître une véritable renaissance, inspirée des fondements mêmes du commerce traditionnel et adaptée à l’ère du digital que nous connaissons.

Aujourd’hui, la question n’est alors pas de savoir si le web parviendra à éliminer les points de vente physiques, mais plutôt comment les marques parviendront à instaurer une complémentarité entre les deux canaux de distribution, et par quels moyens.

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